LIVRE ET PLUS

passion livres et autres ...

18 novembre 2009

UN HYMNE A LA NATURE

André BUCHER - Le pays qui vient de loin

bucherPrésentation de l'éditeur

Soudain, l'arbre tombe et écrase le grand-père. Le fils et le petit-fils se retrouvent pour les funérailles dans la ferme familiale. Au cœur de la forêt enneigée et enchanteresse, ils collectent les souvenirs en même temps que le bois. Jérémie aura-t-il le courage de reprendre l'activité de son aïeul et l'audace d'apprivoiser la montagne?

Jérémie, 18 ans, quitte sa mère, pour rejoindre ses grands-parents. Sans savoir qu’à son arrivée, il trouvera son grand-père mort, et retrouvera son père qu’il n’a pas vu depuis longtemps.

C’est, outre un roman sur la recherche de ses racines, de son identité, un roman sur la nature, sur la vie de bûcheron dans cette magnifique région de la vallée du Jabron ; un roman sur les gens de la terre qui montrent mieux leurs émotions qu’ils ne les disent.

C’est merveilleusement bien écrit, avec pudeur et délicatesse s’agissant des sentiments et des relations entre les différents personnages, avec passion et grande sensibilité s’agissant de la nature, du métier de bûcheron ou de la vie difficile des gens de la terre.

Chaque personnage, Daniel le père, Jeanne la grand-mère, Paul l’ami du grand-père, intervient dans la reconstruction de Jérémie. Même Samuel, le grand-père, qui s’est fait enterré dans un coin de son domaine, participe à la renaissance de son petit-fils. Chaque personnage est attachant, émouvant, vulnérable, authentique.

C’est un hymne à la nature, à la forêt, à sa flore et à sa faune. On ne s’ennuie pas un seul instant, on est transporté, au sens propre et au sens figuré.

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15 novembre 2009

LE PRIX 2009 DU SALON DU PREMIER ROMAN DE DRAVEIL ...

A été attribué à :

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TATIANA ARFEL pour son livre L'ATTENTE DU SOIR

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Je ne vous cacherai pas que ce roman était mon favori.

A la lecture de mon commentaire, vous aviez certainement compris que c'était un coup de coeur, je suis donc ravie !

J'ai pris cette photo lors d'une "table ronde", l'auteure ignorait encore qu'elle avait remporté le prix.

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Elle était entourée (de gauche à droite sur la photo) par : Gérard Larnac pour Le voyageur français ; Marie-Gabrielle Duc pour La remorque rouge (l'homme au micro c'est l'animateur) ; Isabelle Delamotte pour Le roman de Jeanne à l'ombre de Zola ; Jean-Baptiste Destremeau pour Sonate de l'assassin et Claude Burneau pour Rouge Nina, quelques uns des auteurs que j'ai beaucoup aimés.

Il y a eu d'autres tables rondes tout aussi intéressantes ; des échanges avec les auteurs très enrichissants ; quelques achats de livres par Slo (parait que je l'aurais influencée), qui vont faire s'écrouler sa PAL (j'ai été sage j'ai acheté L'attente du soir et Mémoires d'un chat des villes pour une amie).

J'ai quelques mois pour me reposer, avant de repartir pour une nouvelle aventure !

PS : Merci à Slo d'avoir tenu mon manteau pendant que je sollicitai des auteurs pour nos soirées littéraires. En effet, l'organisation laissait un peu à désirer, il n'y avait pas de vestiaire pour les visiteurs.

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10 novembre 2009

LA PLUS VIEILLE BD DU MONDE

Marta MORAZZONI - L'invention de la vérité

morazzoni« On raconte que jadis, dans une cour mineure du Nord de la France, pour une assez longue période, des brodeuses expertes se rassemblèrent. »

L’histoire commence comme une légende et raconte la confection d’une tapisserie par 300 brodeuses, invitées par la Reine à reconstituer sur la toile de lin, cet épisode du XIème siècle où brillât son époux.

En parallèle, l’auteure nous conte les pérégrinations de Ruskin à Amiens, 8 siècles plus tard, mais aussi et surtout sa visite à la cathédrale d’Amiens.

Autant j’ai été séduite par le roman de la tapisserie de Bayeux, ces femmes qui quittent pour certaines, époux et enfants pour répondre à l’appel de la Reine et surtout pour exercer leur art et participer à une grande œuvre ; j’ai été sensible aux descriptions délicates des brodeuses s’installant autour de la pièce de tissu pour broder chacune leur motif ; j’ai été touchée par l’anxiété de la Reine quant à la beauté de l’œuvre et à l’exacte rendu de ce qu’elle souhaitait ; touchée également par le tiraillement qu’éprouve Anne-Elisabeth entre sa passion pour son art et son besoin de le pratiquer, et la culpabilité d’avoir laissé sa fille.

Autant je n’ai pas adhéré à la promenade historique de Ruskin dans cette « ville noire de fumée, industrieuse mais désordonnée, dépourvue de charme. »

On passe des couleurs subtiles et légères des brins de laine, aux couleurs moroses de la ville d’Amiens, et de la lumière changeante du soleil pendant sa course et son impact sur le travail des brodeuses, aux couleurs opaques des rues et des maisons de la ville picarde.

J’ai admiré, comme si j’avais été présente, les vagues, les chevaux, les bateaux figurant sur la tapisserie, mais j’ai eu beaucoup de mal à imaginer les statues décrites pas Ruskin.

Je crois qu’il faudrait que je relise ce livre, pour en comprendre toutes les subtilités J

Quelques précisions sur la tapisserie de Bayeux :

·Il est effectivement admis qu’elle n’a pas été brodée par une seule femme, cela aurait demandé beaucoup trop de temps.

·Les dessins sur la toile auraient été faits par un homme, pour preuve les détails des armes, ou le scénario des duels.

·Elle aurait été faite en Angleterre, à la demande de la Reine Mathilde, probablement.

Dominique a trouvé ce livre, léger et fin ; Mango, dont la critique m'a poussée à lire ce livre a beaucoup aimé ; AliAnna est déçue ...

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27 octobre 2009

DES HISTOIRES DE FRATRIES

Hélène BONAFOUS-MURAT - L'ombre au tableau

ombreautableauCe dernier roman d’Hélène Bonafous-Murat, de son métier expert en estampes, nous conte deux histoires qui se croisent en même temps qu’elles se côtoient, l’une se situant au 17ème siècle, la seconde de nos jours.

Gilbert Rataud, professeur d’histoire de l’art, l’un des personnages principaux, est le dénominateur commun de ces deux récits : en même temps qu’il essaie de reconstituer la vie des frères Le Nain, et surtout l’existence d’un hypothétique cinquième membre de la fratrie, il part à la recherche de son frère Gérard, soupçonné d’enlèvement.
En effet, ce dernier a pris sous son aile un jeune garçon de 14 ans que son père a abandonné, et il décide, sans trop réfléchir, d’emmener son jeune ami à la recherche du père disparu.

C’est écrit avec beaucoup de sensibilité, les interrogations et les questionnements de Gilbert relatifs aux peintres Le Nain, et les soucis physiques (il est obèse) et psychologiques de Gérard, sont traités avec la même attention.

Les descriptions souvent poétiques, révèlent la passion de l’auteur pour son art.

Les quelques études de tableaux que nous livre l’auteure, par l’entremise de Gilbert, m’ont beaucoup intéressée.

Dominique a beaucoup aimé aussi.

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Louis LE NAIN ?
Repas de paysans

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17 octobre 2009

SWAP AU LONG COURS : SCÈNE 3

L'AUTOMNE

Nous avons failli ajourner la rencontre : Doriane et moi devions nous retrouver dans le Marais, pour changer de quartier (après les Halles, les Champs Élysées …). Je voulais m’y rendre en RER D … mais des petits rigolos ayant volé un câble électrique, depuis jeudi matin le trafic est très perturbé.

Doriane, pleine de ressource, m’a alors proposé de nous retrouver à Belle Ep’ ou Carré Sénart. J’ai choisi le 2ème lieu.

Repas léger chez Paul. Et au café, ouverture des cadeaux.

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Sur un chemin de table aux couleurs de saison (faisant partie du colis), deux livres. Je connais Kate O’Riordan, mais pas Boualem Sansal . Je n’ai lu aucun de ces livres.

A droite, un sachet de thé « Vieux garçon ». En dessous, deux grooooooooooooooos caramels, l’un aux noisettes, l’autres aux éclats d’amandes (salivez, salivez … J)
Et enfin, un sublimissime petit carnet, aux couleurs automnales, mais pas seulement. La couverture est recouverte de feuilles d’arbres vernies. Il est relié à l’aide d’un bâtonnet, et les feuilles intérieures sont incrustées de morceaux de feuilles, pétales…

Ci-dessous, le superbe chemin de table, déjà installé.

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Avant de nous rendre chez Virgin, nous avons visité toutes les boutiques dédiées à la maison : Du bruit dans la cuisine, Potiron, Côté maison et Maison du Monde chez qui j’ai trouvé de magnifiques verres à eau (pour mes repas « chics »).

Et chez Virgin, nous avons acheté ……………. rien ! Incroyable, n’est-il pas !

Merci à Doriane, pour ce sympathique échange, et à Bladelor, la reine du swap  J

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09 octobre 2009

OUI MAIS NON !

Maud LETHIELLEUX - Dis oui, Ninon

ninonPrésentation de l'éditeur (extrait)
" Du haut de ses neuf ans, Ninon observe le monde. Un monde où les adultes ne s'aiment plus, où les mots n'ont pas de sens, où les mensonges sont rancuniers... Parce qu'elle ne le comprend pas, Ninon décide de s'en détourner et de vivre avec son père qui n'a plus rien. Rien, sauf elle. Ensemble, ils refont leur monde, construisent une maison à partir de rien, traient les chèvres, vendent sur les marchés, oublient l'école et les bonnes manières, sans se soucier des bien-pensants, ni de madame Kaffe, l'assistante sociale. Dis oui, Ninon est une histoire d'amour. Celle d'une petite fille pour son père et celle d'un homme pour la liberté.

Je suis désolée de ne pas partager les nombreuses louanges qui paraissent sur les blogs.

Oui, c’est frais, émouvant, plein de sensibilité, délicat, facile à lire, drôle. Mais parfois, très triste, et incohérent.

Incohérent pourquoi ? J’ai du mal à imaginer qu’une fillette de 9 ans dise : « J’ai voulu refuser le pantalon parce que les Amerloques se prennent pour les rois du monde, mais je suis pour le recyclage, alors je me suis dévouée », et en comprenne pleinement le sens.

D’aucuns me répondront peut-être, c’est justement ça qui est drôle ! Bon.

Triste pourquoi ? Lorsque Ninon nous relate parfois les épithètes que son père attribue à sa mère comme par exemple « sale lope », je ne ris plus du tout, quand je sais l’effet déplorable et terrible que peut avoir sur les enfants de parents divorcés (ou pas) ce genre de remarque.

Triste qu’une enfant de 9 ans, soit un jour obligée de choisir entre sa mère et son père, au motif que ce dernier a besoin d’elle.

Alors bien sûr, on peut lire ce roman au premier degré, et n’en percevoir, comme le dit justement la 4ème de couverture qu’ « une histoire d’amour d’une petite fille pour son père, et d’un homme pour sa liberté ». Mais moi, j’y ai vu, et surtout ressenti, bien d’autres choses.

Pour conclure je citerai Jacques Salomé : « Un livre a deux auteurs, celui qui l’écrit et celui qui le lit ».
Et c’est tant mieux !

Pour les autres commentaires, je vous envoie chez Blog-O-Book !

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02 octobre 2009

BOULEVERSÉE

Tatiana ARFEL - L'Attente du soir

attentedusoirPrésentation de l'éditeur
Ils sont trois à parler à tour de rôle, trois marginaux en bord de monde. Il y a d'abord Giacomo, vieux clown blanc, dresseur de caniches rusés et compositeur de symphonies parfumées. Il court, aussi vite qu'il le peut, sur ses jambes usées pour échapper à son grand diable noir, le Sort, fauteur de troubles, de morts et de mélancolie. Il y a la femme grise sans nom, de celles qu'on ne remarque jamais, remisée dans son appartement vide. Elle parle en lignes et en carrés, et récite des tables de multiplication en comptant les fissures au plafond pour éloigner l'angoisse. Et puis il y a le môme, l'enfant sauvage qui s'élève seul, sur un coin de terrain vague abandonné aux ordures. Le môme lutte et survit. Il reste debout. Il apprendra les couleurs et la peinture avant les mots, pour dire ce qu'il voit du monde. Seuls, ces trois-là n'avancent plus. Ils tournent en rond dans leur souffrance, clos à eux-mêmes. Comment vivre ? En poussant les parois de notre cachot, en créant, en peignant, en écrivant, en élargissant chaque jour notre chemin intérieur, en le semant d'odeurs, de formes, de mots. Et, finalement, en acceptant la rencontre nécessaire avec l'autre, celui qui est de ma famille, celui qui, embarqué avec moi sur l'esquif balloté par les vents, est mon frère. On ne cueille pas les coquelicots, si on veut les garder vivants. On les regarde frémir avec ces vents, dispenser leur rouge de velours, s'ouvrir et se fermer comme des cœurs de soie. Giacomo, la femme grise, le môme, que d'autres ont voulu arracher à eux-mêmes, trouveront chacun dans les deux autres la terre riche, solide et lumineuse, qui leur donnera la force de continuer.

Tout est dit dans cette 4ème de couverture, encore que je préférerais employer le terme d’écorchés plutôt que marginaux. En dire plus risquerait d’emmêler le fil de l’intrigue, de déranger l’enchaînement des révélations, d’affadir les ressentis exprimés par les trois personnages.

Ce roman est également une merveilleuse histoire d’amour, que dis-je, un cri d’amour. Une leçon de vie, de courage, de tolérance, de compassion.

J’ai adoré ce texte qui m’a bouleversée, émue, parfois aux larmes, qui m’a transportée, éblouie.

Je ne peux m’empêcher de vous faire partager quelques passages (très peu au regard de tous les post-it collés dans mon livreJ)

La femme grise :
« Je pense que les émotions s’épuisent à force de ne pouvoir se dire. »
« Au bout du cordon de mon ventre, il n’y avait pas un enfant, mais le monde en entier qui m’avait été refusé jusqu’alors, et qu’on m’offrait sur un plateau de chair, ma propre chair, qui allait lui permettre d’exister. »

Giacomo :
« La symphonie changeait chaque soir, et d’aucuns revenaient, dix, vingt fois juste pour en découvrir une autre, malheureux de ne pouvoir l’enregistrer, comme on le ferait d’une musique, car enfin les odeurs ne s’enregistrent que dans l’émotion du souvenir, d’où elles jaillissent n’importe quand. »
« Je savais bien qu’un tableau est plus juste que le plus précis des clichés, parce qu’il vous jette sur la toile avec votre extérieur et votre intérieur tout à la fois. »

Le môme :
« Le môme voit et sourit grand, on a dit à la maison jaune que lui aussi faisait des bêtises, et le môme a conclu que les bêtises c’est quand on fait ce qu’on a envie dedans de soi ».
« Alors ça une mère fallait pas venir lui en rebattre les oreilles, une mère c’est ce qui vous empêche d’être seul dans la vie, c’est la terre où on peut toujours retourner quand on est malade d’existence, c’est un immense bras qui vous serre, qui vous garde le cœur au chaud. »

Mais il y a aussi les descriptions magnifiques, sans cesse renouvelées, qui mettent en scène l’odorat lorsque Giacomo invente des odeurs, des parfums ; la vue quand interviennent pour chacun des 3 personnages, les couleurs ou l’absence de couleur; le toucher et le goût qui permettent au môme de se construire SON histoire …

Grand coup de coeur pour Cuné, magnifique pour Lily, quelques longueurs pour Cathulu, Sylire et Papillon, intimiste, sensible poétique pour Keisha, d'une très grande humanité pour Dominique, très gros coup de coeur pour Michel ...

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26 septembre 2009

A PLUSIEURS, C'EST MEILLEUR ;-)

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Il s’agit des «LECTURES COMMUNES » vous vous attendiez à quoi ? J

Je n’ai pas encore publié ma PAL, mais cela ne m’empêche pas de participer à ce dernier mouvement bloguesque !

Pour le moment, avec Bladelore, est programmé pour le 30 novembre :

¨  Acadie, terre promise d’Alain Dubos

Et avec Kalistina, Diane, Edelwe, George et Hermione pour le mois de janvier :

¨  Mansfield Park de Jane Austen

Et avec Jules, pour le 20 décembre :

¨  Zorro d’Isabel Allende

C’est tout pour le moment !

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24 septembre 2009

LE MOYEN-ÂGE : UNE PÉRIODE QUE J'AFFECTIONNE

Laetitia BOURGEOIS - Les deniers du Gévaudan

gevaudanOctobre 1363, dans le Gévaudan, alors que la population se remet très mal de la dernière épidémie de peste et des températures très froides des derniers hivers, le collecteur d’impôts est porté disparu.

Toute la communauté est alors soupçonnée, mais Barthélémy, jeune habitant du village, et sergent de justice, prend l’affaire en main, pour découvrir la vérité.

Cette enquête, grâce à la plume de l’auteur, nous fait vivre avec ces paysans des Cévennes.

On se régale de la cuisine de l’époque : soupe de persil et de pois chiches, beignets maigres (aux fruits secs), pains à l’anis, poulet au verjus …

On papote avec les femmes qui, ayant porté leurs pains au four banal, attendent que le boulanger les ait cuits.

On plaint les voyageurs peu fortunés qui s’arrêtent à l’auberge et sont obligés de dormir à 2 voire 3 dans un même lit.

On suit Ysabellis, la jeune guérisseuse, quand elle parcourt les chemins, s’enfonce dans les forêts pour cueillir les plantes qui l’aideront à soulager les petits ou les grands maux des paysans.

Bien d’autres sujets sont abordés, et le style fluide et léger de l’auteur, nous les fait parcourir sans lassitude ni ennui. Un glossaire donne en outre des précisions sur la monnaie, la peste, la justice…

J’aime beaucoup ces romans historico-policiers, qui m’apprennent quelque chose J

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23 septembre 2009

SOUFFRIR, MAIS VIVRE

Laurence TARDIEU - Un temps fou

UNTEMPSFOUEncore un superbe roman.

Maud, mariée et mère d’une fillette, retrouve après 6 ans de silence, Vincent, l’homme avec lequel elle a partagé, lors de cette unique rencontre dans un restaurant, des moments de complicité et d'échanges inoubliables.

Avant ce nouveau rendez-vous, elle se remémore, et fait partager au lecteur ses éblouissements « Ce soir là, je me suis souvenue. On n’oublie rien de ce qui nous a traversé » ; ses attentes, ses découvertes « Etait-ce moi, était-ce une autre, ce soir là ? Je crois que c’était bien moi. Peut-être même n’avait-je été autant moi, aussi librement, aussi légèrement » ; ses espoirs, mais aussi ses interrogations « J’ignore de quelle enfance, de quels manques, de quelles solitudes est né ce sentiment qui me lie à vous … ».

Maud est écrivaine, et l’auteure, en parallèle de cette histoire d’amour merveilleusement décrite, nous raconte, comme elle l’avait fait dans Rêve d’amour, son besoin de l’écriture, ses frustrations, ses bonheurs « Ce jour là, quelque chose en moi s’est apaisé, comme si le simple fait de trouver une justification à la présence obsédante de l’écriture dans ma vie recouvrait un peu de cette douleur lancinante que notre histoire avait fait sourdre en moi ».

Cette aventure va prendre une tournure douloureuse, et là également, l’auteur va nous faire partager d’une manière remarquable, et très lucide, ses ressentis « Je me suis aussi parfois demandé si une autre que moi aurait su voir, dès ce premier déjeuner où tu m’avais invitée dans un restaurant plongé dans la pénombre, et au cours duquel le temps s’était effacé, noyant soudainement ma vie d’avant, creusant en moi un désir que je n’avais jamais éprouvé, qu’il y avait là deux histoires qui se vivaient, et ne se rejoindraient pas : la tienne et la mienne ».

Intense émotion pour Emeraude, un plaisir de lecture renouvelé pour Clarabel, abandonné à la page 112 par Yspaddaden, coup de coeur pour Lulu.

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