20 janvier 2012
EN BREF : 3 lectures de décembre-janvier
Le garçon dans la lune - Kate O'Riordan
Présentation de l'éditeur : Mariés depuis dix ans, Julia et Brian traversent une crise conjugale en demi-teinte. S'ils restent ensemble, c'est peut-être à cause de Sam, leur fils de sept ans, un enfant enclin à la rêverie qui voit dans la lune un petit garçon qui pleure. Mais lors d'une visite au père de Brian en Irlande, un drame affreux survient, qui se soldera par l'échec de leur union. Julia décide d'aller vivre chez son beau-père, un homme taciturne et tyrannique qui se sert d'elle comme femme à tout faire. En lisant des carnets dérobés, rédigés par la mère de Brian depuis décédée, elle ressuscite le secret qui étouffe les membres de la famille. Dans ce roman troublant et inoubliable de sensibilité et d'amour, construit comme un suspense, Kate O'Riordan s'impose de nouveau dans une magistrale fresque sur l'ambiguïté des sentiments et la fragilité de la nature humaine.
Mon avis : j'ai a-do-ré ! C'est mon premier coup de coeur 2012. De la sensibilité dans l'étude des personnages ; de la poésie dans la description des lieux ; un suspens présent mais discret ; des secrets de famille comme dans toutes les familles ...
Olivier - Jérôme Garcin
Présentation de l'éditeur : A la veille de ses six ans, Olivier fut fauché par une voiture. Il ne survécut pas à l'accident. II était le frère jumeau de Jérôme Garcin. Olivier a grandi en lui, en même temps que lui. Une présence fantomatique qui lui a donné très tôt le goût du repli, et un étrange rapport à l'existence. Dans ce récit, Jérôme Garcin remonte le fil de ses souvenirs, met en regard les grands textes littéraires ainsi que les écrits scientifiques consacrés à la gémellité. et retrouve à chaque fois un peu de ce frère perdu. Un jeu de miroir et de mémoire pour tenter de dire ce drame qui a déterminé sa vie. Olivier prolonge La chute de cheval et Théâtre intime, deux récits antobiographiques parus aux Editions Gallimard.
Mon avis : on en sait un peu plus sur Jérôme, peu sur Olivier. J'avais adoré La chute de cheval, Bartabas, Théâtre intime, Perspectives cavalères, Barbara claire de nuit (oui, c'est un de mes auteurs préférés), avec celui-ci je suis déçue. Je n'ai pas vraiment ressenti au fil des pages, les tourments, la souffrance, les manques de l'auteur, vis à vis de cette disparition.
L'innocence - Tracy Chevalier
Présentation de l'éditeur : Londres, 1792. Thomas Kellaway, ébéniste de son état, prend à la lettre l'invitation de Philip Astley, directeur du cirque du même nom, et part tenter sa chance à Londres. Mais passer de Piddletown à Lambeth n'est pas sans conséquence pour ses enfants. Ils ouvrent de grands yeux sur la ville tumultueuse et impitoyable que la jeune Londonienne délurée Maggie entreprend de leur faire connaître. William Blake, leur voisin, graveur et poète, sera le guide spirituel des adolescents tandis qu'ils franchissent le chaotique et exaltant passage de l'" innocence " à l'" expérience ". Un voyage initiatique dans le Londres de la fin du XVIIIe siècle, en marge d'une société déboussolée par les échos sanglants de la Révolution française.
Mon avis : je l'ai abandonné ! Je me suis ennuyée, contrairement à La jeune fille à la perle, La vierge en bleu ou Prodigieuses créatures. Je continuerai cette auteure que j'aime avec un autre titre.
16 janvier 2012
JE CONSOMME AVEC MODERATION

A Noël, mon frére m'a offert ce magnifique ouvrage (qui a dit que mon frère me connait bien !), que je consomme avec modération. Quelques chapitres de temps en temps...
Je visite l'Egypte (XIVè siècle avant J.-C.) ; passe par la Perse (VIè-Vè siècle avant J.-C.) ; m'arrête à Pompéi (1er siècle) ; admire les peintures de Velasquez (XVIIé siècle) ; celles de Cezanne ...
Entre temps, je lis. Des romans. Mais en ce moment, également avec modération ... Y a des périodes comme ça ...
01 janvier 2012
BONJOUR 2012

Chères blogueuses, chers blogueurs,
Chéres lectrices, chers lecteurs,
Et autres visiteurs de tout bord,
Je vous souhaite une excellente année 2012,
Riche de lectures passionnantes,
Agrémentée de bonheurs petits et grands,
Eventuellement pleine de piècettes sonnantes et trébuchantes.
Mais surtout que cette nouvelle année,
Vous garde en bonne santé.
Et enfin, je nous souhaite
Un monde meilleur.
Mais ça, c'est pas gagné !
30 décembre 2011
COUPS DE COEUR : TOP 5 2011
En cette année 2011, j'ai "subi" beaucoup plus de coups de coeur que l'année précédente.
Choisir cinq d'entre eux est d'autant plus difficile.
Donc, après longue réflexion, voici mon classement :
Naissance d'un pont de Maylis de Kerangal : parce que je ne fais pas cas des prix littéraires, mais là j'ai trouvé qu'il était grandement mérité (Prix Médicis 2010)
Cantique des plaines de Nancy Huston : parce que je suis sûre à chaque lecture, que je serai enchantée
Les joyeuses de Michel Quint : parce que c'était mon premier coup de coeur 2011, et que j'aime beaucoup cet auteur
Un long dimanche de fiançailles de Sébastien Japrisot : parce que ma connaissance de la Grande guerre s'est considérablemnt enrichie
Saïgon la rouge de Jacques de Miribel : parce que pour un premier roman, ce fût un coup de maître
Et pour vous, qu'en est- il ?
29 décembre 2011
EN CE TEMPS LA ...
Les trois âges du maçon - Jean-Denis Clabaut
La marque du maçon (Prix du Salon du premier roman de Draveil 2005), premier opus de cette trilogie, nous contait l’histoire de Ghislain Martel, maître maçon, parti à Jérusalem lors de la première croisade au XIème siècle.
Ce deuxième roman, que l’on peut lire sans connaître le précédent, nous emmène sur les pas d’Estiennon, tailleur de pierres natif de Seclin.
Lui aussi avait pris la longue route des croisés. Le lecteur le retrouve à Nicée, où il est vendu comme esclave. C’est le « premier âge » de sa vie.
Le deuxième l’entraîne avec l’aide d’une princesse et de sa fille, à découvrir les grandes cités de l’Orient en même temps qu’il acquiert une culture orientale, qui l’aidera à trouver « la clé qui se cache sous le sabot du cheval ».
Je vous laisse découvrir ce que cache le 3ème âge.
La recherche de cette clé est prétexte à comprendre ce qu’était la vie dans ces contrées en ce début de XIIème siècle. La documentation est donc riche et intéressante.
Mais cette quête, comme dans La marque du maçon, est aussi prétexte à rencontrer des personnages « ordinaires », qui, à cause des évènements, mais grâce surtout à leur force de caractère, défient leur destin, et deviennent des « héros ordinaires ». C’est en cela que ces romans sont également prenants.
C’est Jean-Denis Clabaut, que j’ai rencontré au dernier Salon de Draveil, qui m’a confié qu’un troisième opus était en cours : je l’attends avec impatience !
22 décembre 2011
UN PEU SURANNE
Rien n'est trop beau - Rona Jaffe
Présentation de l'éditeur : Lorsqu'il fut publié, en 1958, le premier roman de Rona Jaffe provoqua l'engouement de millions de lectrices américaines. Elles s'identifièrent immédiatement à ses personnages, de jeunes secrétaires venues d'horizons différents employées dans une grande maison d'édition new-yorkaise. Leurs rêves et leurs doutes reflétaient ceux de toute une génération de femmes. Il y a la brillante Caroline, dont l'ambition est de quitter la salle des dactylos pour occuper un poste éditorial. Mary Agnes, une collègue obnubilée par les préparatifs de son mariage. La naïve April, jeune provinciale du Colorado venue à New York pour faire carrière dans la chanson. Si la ville semble leur offrir d'infinies possibilités professionnelles et amoureuses, chacune doit se battre avec ses armes pour se faire une place dans un monde d'hommes.
Mon avis : La lectrice (cela peut-il intéresser des lecteurs ?), découvre les destins de quelques jeunes filles et jeunes femmes, presque toutes employées d’une maison d’édition.
L’histoire débute en 1952. A cette époque là encore, le seul espoir ou presque pour une femme de « tenir » un rang dans la société, était le mariage. Certaines cependant, tentaient de résister à ce schéma.
Les héroïnes de ce roman nous résument par la plume de l’auteure, les difficultés que chacune rencontre, soit pour se donner à fond dans son métier ; soit pour vivre une relation hors mariage ; soit pour élever seul son enfant après un divorce ; soit pour exister en tant que femme au sein du couple marié …
C’est plaisant, il y a souvent des pointes d’humour, une peinture de la société américaine de l’époque (et des hommes américains) sans concession, mais ce ne fut pas un coup de cœur.
Heureusement, quelques stéréotypes (je dis bien quelques) sont dépassés aujourd’hui.

Merci à Newsbook et aux Presses de la cité pour ce partenariat
04 décembre 2011
LE PULL-OVER ROUGE
Le pull-over rouge - Gilles Perrault

Le 28 juillet 1976 à Marseille, Christian Ranucci est décapité après avoir été condamné pour l’enlèvement et l’assassinat de Marie-Thérèse Rambla, 8 ans. Ce sera l’un des derniers condamnés à être guillotiné.
Ceux qui visitent mon blog peuvent penser, après avoir lu ma critique de Tout, tout de suite, que j’ai une tendance actuelle à lire les ouvrages traitant d’assassinats.
Non point. Ce dernier a été proposé par un des participants de mon club de lecture, dont le principe est que ledit ouvrage doit être lu (autant que faire se peut) par les autres lecteurs.
J’avais vu le film à sa sortie, mais j’avais oublié la presque totalité de l’affaire.
Je me suis plongée dans le livre, positionnant moult post-it jusqu’à la moitié des 469 pages, moment où j’ai cherché sur internet des avis, des commentaires sur cette affaire vielle de 35 ans, passionnée par le récit de Gilles Perrault.
Et là, j’ai découvert l’existence d’un ouvrage qui traitait de l’affaire en contre enquête (si j’ai bien lu le résumé et les quelques commentaires s’y rapportant) : Autopsie d’une imposture, de Gérard Bouladou. Pour être exacte, la couverture du livre titre : Affaire Ranucci – Autopsie d’une imposture – Toute la vérité sur le pull-over rouge.
Après cette découverte, je me suis sentie perdue, moi qui n’ai pas eu accès (et qui n’a pas envie) au dossier et à tout ce qui s’y rapporte (j’ai quand même lu les 469 pages). Comment se faire une opinion, si sur cette affaire, je trouve tout et son contraire ? Qui croire ?
Alors bien sûr, LE sujet du livre est principalement un plaidoyer contre la peine de mort. Et je pense que c’est sur ce thème que veut nous faire « plancher » l’ami qui a choisi ce roman.
Cependant, il me semble que pour quelqu’un cherchant à se faire une opinion (la mienne est déjà faite), ce ne sont pas les arguments déployés dans le livre de Gilles Perrault, arguments trop factuels et pas assez humanistes et philosophiques, qui peuvent faire pencher l’avis d’un indécis contre la peine de mort. Si en outre, l’indécis en question, pour étayer sa réflexion, lit l’ouvrage de Bouladou, aura-t-il plus d’indices pour faire son choix ?
J’attends le 17 décembre, jour de notre soirée, pour comprendre les intentions de l’ami lecteur.
Pour ceux qui voudraient en connaître un peu plus sur cette affaire sans lire le (ou les) roman, ici, par exemple.
03 décembre 2011
SOIREE MAGIQUE
Avant-hier ( le 1er décembre donc), Slo, Marie-Anne et moi étions à La terrasse de Gutenberg, pour une rencontre avec Carole Martinez, organisée par Carole Zalberg dans le sous-sol de la librairie qui ressemble à la caverne d’Ali Baba version bouquins, et auquel on accède par un escalier en colimaçon (j’aime bien ce mot, très imagé).
Pourquoi « magique » ?
Parce que Carole Zalberg nous a proposé un commentaire sur le dernier roman de l’auteure dont elle a le secret, que vous pouvez découvrir sur son blog, et que Carole Martinez, égale à elle-même, bavarde (c’est elle qui le dit) et ô combien passionnante, nous a enchantées par l’histoire de ce dernier ouvrage.
Je dis histoire au sens de genèse, d’anecdotes, de découvertes, d’explications, aussi fascinantes que son roman.
Bien sûr, Du domaine des Murmures est sur ma PAL, et n’y restera pas longtemps !

(Photo Meria - janvier 2008)
20 novembre 2011
DRAVEIL 2011
C'était hier après-midi, le Prix du Salon du premier roman de Draveil, a été attribué à ...

Alain Llense, pour son roman : Elle fut longue la route (Ed. Talaïa)

Le deuxième prix a été décerné à : Le Coup de coeur du jury à :
Isabelle Pestre, pour La onzième heure Chabname Zariâb, pour Le pianiste afghan
Editions Belfond Editions de l'aube

18 novembre 2011
A LA RECHERCHE DU TEMPS ...
Grand huit - Isabelle Kauffmann
Kitz, ce soir de 1924, arrête de justesse sa Bugatti devant un corps allongé sur la route.
Il s’agit d’une femme, morte, et de son bébé qui vit encore et que l’homme va emporter avec lui pour l’élever.
Huit ans plus tard, sa femme dont il s’était séparé après huit ans de mariage, va lui réclamer en échange de ce temps perdu avec lui, 8 ans !
A la même époque, David, l’enfant trouvé qu’il aime comme son propre fils est enlevé, la rançon du kidnappeur se monte à … 8 ans !
Kitz doit donc trouver du temps, et surtout les 8 années de la rançon.
Sa quête pour trouver cette monnaie d’échange le mène chez une cartomancienne bulgare et chez deux physiciens spécialistes des recherches sur la relativité.
En parallèle, le lecteur côtoie David inventeur de jouets qui continue ses œuvres chez ses ravisseurs ; Odile l’ex-femme de Kitz partie au Zanzibar apprendre à des enfants orphelins la maîtrise du fer forgé. Le lecteur découvre également, en même temps que Kitz quelques secrets de famille …
Le grand 8 c’est aussi l’infini ∞, donc le temps, donc la recherche du temps perdu (ou pas), donc la recherche de la jeunesse.
A travers tous les personnages on retrouve tous ses thèmes, voire plus, traités avec beaucoup de sensibilité, de poésie, d’imagination, de suspens, d’humour.
J’ai beaucoup aimé.
Pour Leiloona originalité et humour mais aurait mérité plus de profondeur ; gros coup de coeur pour Alice


