LIVRE ET PLUS

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27 octobre 2009

DES HISTOIRES DE FRATRIES

Hélène BONAFOUS-MURAT - L'ombre au tableau

ombreautableauCe dernier roman d’Hélène Bonafous-Murat, de son métier expert en estampes, nous conte deux histoires qui se croisent en même temps qu’elles se côtoient, l’une se situant au 17ème siècle, la seconde de nos jours.

Gilbert Rataud, professeur d’histoire de l’art, l’un des personnages principaux, est le dénominateur commun de ces deux récits : en même temps qu’il essaie de reconstituer la vie des frères Le Nain, et surtout l’existence d’un hypothétique cinquième membre de la fratrie, il part à la recherche de son frère Gérard, soupçonné d’enlèvement.
En effet, ce dernier a pris sous son aile un jeune garçon de 14 ans que son père a abandonné, et il décide, sans trop réfléchir, d’emmener son jeune ami à la recherche du père disparu.

C’est écrit avec beaucoup de sensibilité, les interrogations et les questionnements de Gilbert relatifs aux peintres Le Nain, et les soucis physiques (il est obèse) et psychologiques de Gérard, sont traités avec la même attention.

Les descriptions souvent poétiques, révèlent la passion de l’auteur pour son art.

Les quelques études de tableaux que nous livre l’auteure, par l’entremise de Gilbert, m’ont beaucoup intéressée.

Dominique a beaucoup aimé aussi.

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Louis LE NAIN ?
Repas de paysans

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17 octobre 2009

SWAP AU LONG COURS : SCÈNE 3

L'AUTOMNE

Nous avons failli ajourner la rencontre : Doriane et moi devions nous retrouver dans le Marais, pour changer de quartier (après les Halles, les Champs Élysées …). Je voulais m’y rendre en RER D … mais des petits rigolos ayant volé un câble électrique, depuis jeudi matin le trafic est très perturbé.

Doriane, pleine de ressource, m’a alors proposé de nous retrouver à Belle Ep’ ou Carré Sénart. J’ai choisi le 2ème lieu.

Repas léger chez Paul. Et au café, ouverture des cadeaux.

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Sur un chemin de table aux couleurs de saison (faisant partie du colis), deux livres. Je connais Kate O’Riordan, mais pas Boualem Sansal . Je n’ai lu aucun de ces livres.

A droite, un sachet de thé « Vieux garçon ». En dessous, deux grooooooooooooooos caramels, l’un aux noisettes, l’autres aux éclats d’amandes (salivez, salivez … J)
Et enfin, un sublimissime petit carnet, aux couleurs automnales, mais pas seulement. La couverture est recouverte de feuilles d’arbres vernies. Il est relié à l’aide d’un bâtonnet, et les feuilles intérieures sont incrustées de morceaux de feuilles, pétales…

Ci-dessous, le superbe chemin de table, déjà installé.

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Avant de nous rendre chez Virgin, nous avons visité toutes les boutiques dédiées à la maison : Du bruit dans la cuisine, Potiron, Côté maison et Maison du Monde chez qui j’ai trouvé de magnifiques verres à eau (pour mes repas « chics »).

Et chez Virgin, nous avons acheté ……………. rien ! Incroyable, n’est-il pas !

Merci à Doriane, pour ce sympathique échange, et à Bladelor, la reine du swap  J

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09 octobre 2009

OUI MAIS NON !

Maud LETHIELLEUX - Dis oui, Ninon

ninonPrésentation de l'éditeur (extrait)
" Du haut de ses neuf ans, Ninon observe le monde. Un monde où les adultes ne s'aiment plus, où les mots n'ont pas de sens, où les mensonges sont rancuniers... Parce qu'elle ne le comprend pas, Ninon décide de s'en détourner et de vivre avec son père qui n'a plus rien. Rien, sauf elle. Ensemble, ils refont leur monde, construisent une maison à partir de rien, traient les chèvres, vendent sur les marchés, oublient l'école et les bonnes manières, sans se soucier des bien-pensants, ni de madame Kaffe, l'assistante sociale. Dis oui, Ninon est une histoire d'amour. Celle d'une petite fille pour son père et celle d'un homme pour la liberté.

Je suis désolée de ne pas partager les nombreuses louanges qui paraissent sur les blogs.

Oui, c’est frais, émouvant, plein de sensibilité, délicat, facile à lire, drôle. Mais parfois, très triste, et incohérent.

Incohérent pourquoi ? J’ai du mal à imaginer qu’une fillette de 9 ans dise : « J’ai voulu refuser le pantalon parce que les Amerloques se prennent pour les rois du monde, mais je suis pour le recyclage, alors je me suis dévouée », et en comprenne pleinement le sens.

D’aucuns me répondront peut-être, c’est justement ça qui est drôle ! Bon.

Triste pourquoi ? Lorsque Ninon nous relate parfois les épithètes que son père attribue à sa mère comme par exemple « sale lope », je ne ris plus du tout, quand je sais l’effet déplorable et terrible que peut avoir sur les enfants de parents divorcés (ou pas) ce genre de remarque.

Triste qu’une enfant de 9 ans, soit un jour obligée de choisir entre sa mère et son père, au motif que ce dernier a besoin d’elle.

Alors bien sûr, on peut lire ce roman au premier degré, et n’en percevoir, comme le dit justement la 4ème de couverture qu’ « une histoire d’amour d’une petite fille pour son père, et d’un homme pour sa liberté ». Mais moi, j’y ai vu, et surtout ressenti, bien d’autres choses.

Pour conclure je citerai Jacques Salomé : « Un livre a deux auteurs, celui qui l’écrit et celui qui le lit ».
Et c’est tant mieux !

Pour les autres commentaires, je vous envoie chez Blog-O-Book !

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02 octobre 2009

BOULEVERSÉE

Tatiana ARFEL - L'Attente du soir

attentedusoirPrésentation de l'éditeur
Ils sont trois à parler à tour de rôle, trois marginaux en bord de monde. Il y a d'abord Giacomo, vieux clown blanc, dresseur de caniches rusés et compositeur de symphonies parfumées. Il court, aussi vite qu'il le peut, sur ses jambes usées pour échapper à son grand diable noir, le Sort, fauteur de troubles, de morts et de mélancolie. Il y a la femme grise sans nom, de celles qu'on ne remarque jamais, remisée dans son appartement vide. Elle parle en lignes et en carrés, et récite des tables de multiplication en comptant les fissures au plafond pour éloigner l'angoisse. Et puis il y a le môme, l'enfant sauvage qui s'élève seul, sur un coin de terrain vague abandonné aux ordures. Le môme lutte et survit. Il reste debout. Il apprendra les couleurs et la peinture avant les mots, pour dire ce qu'il voit du monde. Seuls, ces trois-là n'avancent plus. Ils tournent en rond dans leur souffrance, clos à eux-mêmes. Comment vivre ? En poussant les parois de notre cachot, en créant, en peignant, en écrivant, en élargissant chaque jour notre chemin intérieur, en le semant d'odeurs, de formes, de mots. Et, finalement, en acceptant la rencontre nécessaire avec l'autre, celui qui est de ma famille, celui qui, embarqué avec moi sur l'esquif balloté par les vents, est mon frère. On ne cueille pas les coquelicots, si on veut les garder vivants. On les regarde frémir avec ces vents, dispenser leur rouge de velours, s'ouvrir et se fermer comme des cœurs de soie. Giacomo, la femme grise, le môme, que d'autres ont voulu arracher à eux-mêmes, trouveront chacun dans les deux autres la terre riche, solide et lumineuse, qui leur donnera la force de continuer.

Tout est dit dans cette 4ème de couverture, encore que je préférerais employer le terme d’écorchés plutôt que marginaux. En dire plus risquerait d’emmêler le fil de l’intrigue, de déranger l’enchaînement des révélations, d’affadir les ressentis exprimés par les trois personnages.

Ce roman est également une merveilleuse histoire d’amour, que dis-je, un cri d’amour. Une leçon de vie, de courage, de tolérance, de compassion.

J’ai adoré ce texte qui m’a bouleversée, émue, parfois aux larmes, qui m’a transportée, éblouie.

Je ne peux m’empêcher de vous faire partager quelques passages (très peu au regard de tous les post-it collés dans mon livreJ)

La femme grise :
« Je pense que les émotions s’épuisent à force de ne pouvoir se dire. »
« Au bout du cordon de mon ventre, il n’y avait pas un enfant, mais le monde en entier qui m’avait été refusé jusqu’alors, et qu’on m’offrait sur un plateau de chair, ma propre chair, qui allait lui permettre d’exister. »

Giacomo :
« La symphonie changeait chaque soir, et d’aucuns revenaient, dix, vingt fois juste pour en découvrir une autre, malheureux de ne pouvoir l’enregistrer, comme on le ferait d’une musique, car enfin les odeurs ne s’enregistrent que dans l’émotion du souvenir, d’où elles jaillissent n’importe quand. »
« Je savais bien qu’un tableau est plus juste que le plus précis des clichés, parce qu’il vous jette sur la toile avec votre extérieur et votre intérieur tout à la fois. »

Le môme :
« Le môme voit et sourit grand, on a dit à la maison jaune que lui aussi faisait des bêtises, et le môme a conclu que les bêtises c’est quand on fait ce qu’on a envie dedans de soi ».
« Alors ça une mère fallait pas venir lui en rebattre les oreilles, une mère c’est ce qui vous empêche d’être seul dans la vie, c’est la terre où on peut toujours retourner quand on est malade d’existence, c’est un immense bras qui vous serre, qui vous garde le cœur au chaud. »

Mais il y a aussi les descriptions magnifiques, sans cesse renouvelées, qui mettent en scène l’odorat lorsque Giacomo invente des odeurs, des parfums ; la vue quand interviennent pour chacun des 3 personnages, les couleurs ou l’absence de couleur; le toucher et le goût qui permettent au môme de se construire SON histoire …

Grand coup de coeur pour Cuné, magnifique pour Lily, quelques longueurs pour Cathulu, Sylire et Papillon, intimiste, sensible poétique pour Keisha, d'une très grande humanité pour Dominique, très gros coup de coeur pour Michel ...

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26 septembre 2009

A PLUSIEURS, C'EST MEILLEUR ;-)

lecture1       lecture2

Il s’agit des «LECTURES COMMUNES » vous vous attendiez à quoi ? J

Je n’ai pas encore publié ma PAL, mais cela ne m’empêche pas de participer à ce dernier mouvement bloguesque !

Pour le moment, avec Bladelore, est programmé pour le 30 novembre :

¨  Acadie, terre promise d’Alain Dubos

Et avec Kalistina, Diane, Edelwe, George et Hermione pour le mois de janvier :

¨  Mansfield Park de Jane Austen

Et avec Jules, pour le 20 décembre :

¨  Zorro d’Isabel Allende

C’est tout pour le moment !

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24 septembre 2009

LE MOYEN-ÂGE : UNE PÉRIODE QUE J'AFFECTIONNE

Laetitia BOURGEOIS - Les deniers du Gévaudan

gevaudanOctobre 1363, dans le Gévaudan, alors que la population se remet très mal de la dernière épidémie de peste et des températures très froides des derniers hivers, le collecteur d’impôts est porté disparu.

Toute la communauté est alors soupçonnée, mais Barthélémy, jeune habitant du village, et sergent de justice, prend l’affaire en main, pour découvrir la vérité.

Cette enquête, grâce à la plume de l’auteur, nous fait vivre avec ces paysans des Cévennes.

On se régale de la cuisine de l’époque : soupe de persil et de pois chiches, beignets maigres (aux fruits secs), pains à l’anis, poulet au verjus …

On papote avec les femmes qui, ayant porté leurs pains au four banal, attendent que le boulanger les ait cuits.

On plaint les voyageurs peu fortunés qui s’arrêtent à l’auberge et sont obligés de dormir à 2 voire 3 dans un même lit.

On suit Ysabellis, la jeune guérisseuse, quand elle parcourt les chemins, s’enfonce dans les forêts pour cueillir les plantes qui l’aideront à soulager les petits ou les grands maux des paysans.

Bien d’autres sujets sont abordés, et le style fluide et léger de l’auteur, nous les fait parcourir sans lassitude ni ennui. Un glossaire donne en outre des précisions sur la monnaie, la peste, la justice…

J’aime beaucoup ces romans historico-policiers, qui m’apprennent quelque chose J

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23 septembre 2009

SOUFFRIR, MAIS VIVRE

Laurence TARDIEU - Un temps fou

UNTEMPSFOUEncore un superbe roman.

Maud, mariée et mère d’une fillette, retrouve après 6 ans de silence, Vincent, l’homme avec lequel elle a partagé, lors de cette unique rencontre dans un restaurant, des moments de complicité et d'échanges inoubliables.

Avant ce nouveau rendez-vous, elle se remémore, et fait partager au lecteur ses éblouissements « Ce soir là, je me suis souvenue. On n’oublie rien de ce qui nous a traversé » ; ses attentes, ses découvertes « Etait-ce moi, était-ce une autre, ce soir là ? Je crois que c’était bien moi. Peut-être même n’avait-je été autant moi, aussi librement, aussi légèrement » ; ses espoirs, mais aussi ses interrogations « J’ignore de quelle enfance, de quels manques, de quelles solitudes est né ce sentiment qui me lie à vous … ».

Maud est écrivaine, et l’auteure, en parallèle de cette histoire d’amour merveilleusement décrite, nous raconte, comme elle l’avait fait dans Rêve d’amour, son besoin de l’écriture, ses frustrations, ses bonheurs « Ce jour là, quelque chose en moi s’est apaisé, comme si le simple fait de trouver une justification à la présence obsédante de l’écriture dans ma vie recouvrait un peu de cette douleur lancinante que notre histoire avait fait sourdre en moi ».

Cette aventure va prendre une tournure douloureuse, et là également, l’auteur va nous faire partager d’une manière remarquable, et très lucide, ses ressentis « Je me suis aussi parfois demandé si une autre que moi aurait su voir, dès ce premier déjeuner où tu m’avais invitée dans un restaurant plongé dans la pénombre, et au cours duquel le temps s’était effacé, noyant soudainement ma vie d’avant, creusant en moi un désir que je n’avais jamais éprouvé, qu’il y avait là deux histoires qui se vivaient, et ne se rejoindraient pas : la tienne et la mienne ».

Intense émotion pour Emeraude, un plaisir de lecture renouvelé pour Clarabel, abandonné à la page 112 par Yspaddaden, coup de coeur pour Lulu.

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16 septembre 2009

ADOLESCENT EN POLOGNE EN 1941

Wlodzimierz ODOJEWSKI - La nudité des femmes

nudit_desfemmesCadeau des organisatrices de Books and the city, ce livre est composé de deux nouvelles.

LA NUDITE DES FEMMES :
Marek, garçon de 12 ans en 1941, découvre, en apercevant dans un charnier des corps mutilés, le corps de LA femme, alors qu’il est en pleine « ébullition » sexuelle.

Quelques jours plus tard, encore envahi de ce sentiment d’horreur, alors que sa cousine de 13 ans ½ procède aux essayages des robes de leur grand-mère, il contemple une autre image de la nudité féminine.

Les questionnements, les peurs, les incompréhensions du jeune Marek, sont décrits admirablement, avec beaucoup de sensibilité et de délicatesse.

Outre les ressentis, les paysages et les intérieurs sont magnifiquement brossés.

LE CIRQUE :
La deuxième nouvelle, avec les mêmes protagonistes, met en scène l’arrivée d’un cirque, son organisation, la vie de ses artistes, et en particulier celle de deux sœurs lilliputiennes.

Là encore, les descriptions de l’auteur, souvent poétiques, magnifient le coup de foudre et le premier acte sexuel de Marek avec Simone, une des lilliputiennes.

En parallèle des découvertes de cet adolescent, sont évoquées l’existence difficile des habitants de ce coin de Pologne, ainsi que la disparition de Barbara, la tante de Marek, en cette période très troublée.

Une idée du style : « Le soir est frais, le vent mugit dans les volets, et quand il (Marek) ressort pour aller au fond de la cour, là ou se trouve la remise à bois, la buanderie et les clapiers, il tombe comme dans un filet à papillons, dans les vagues de gouttes de pluie inégalement pulvérisées dans l’air par le vent. »

Bartleby a beaucoup aimé et en parle longuement, Malice également, une jolie découverte pour Choupynette.

Si quelqu'un souhaite le lire, j'attends son adresse dans "Contacter l'auteur" pour lui envoyer ! parti chez Nanne

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13 septembre 2009

DANS LA FORET, PAS DANS LA PRAIRIE !

Max MILAN - La petite maison dans la forêt

maxmilanPrésentation de l'éditeur
Jacob est orphelin, il prépare sa thèse à la Sorbonne, et surtout il a un secret, celui qui se cache dans une petite maison perdue au milieu des arbres. Que s'est-il passé ? À Paris, à Saint-Pétersbourg, en Suisse et en Abkhazie, ce jeune mathématicien va poursuivre sans relâche un médecin croisé alors qu’il n'était qu’un enfant, et qui connaissait sa mère. Lorsqu’on est la proie de souvenirs cauchemardesques, on devient capable de tout. La chasse à l'homme est ouverte ! Un thriller psychologique haletant, au style tranchant comme le froid des hivers russes, où le plus fou n’est peut-être pas celui qu’on croit.

Je suis allée jusqu’au bout de ce livre, car c’est vrai, il y a du suspens. Les descriptions des lieux sont souvent très évocatrices, mais parfois un peu longues, surtout lorsque l’auteur liste les noms des rues que Jacob emprunte : si on ne connait pas bien Saint-Pétersbourg, c’est fastidieux !

Le style est agréable, et enlevé, dynamique.

En revanche, l’auteur nous gratifie de quelques actions incohérentes, ou carrément impossibles dans la « vraie vie » (à moins que je n’aie pas bien compris, c’est possible).

Un autre point m’a gêné, c’est ma méconnaissance des expériences pratiquées dans l’ex URSS, qui ne m’a pas permis de faire la part de la réalité historique et de l’imaginaire de l’auteur.

Mais comme je l’ai déjà dit, ce thème n’est pas ma tasse de thé J

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08 septembre 2009

POLAR ECOLOGIQUE

Florian ROCHAT - Cougar corridor

cougar

L’histoire se passe dans le Montana. Là ou vécurent, entre autres des Indiens et des émigrés français.

Le héros est le descendant d’un couple mixte : Rose Fawn Woman (indienne) et Baptiste Dupuis (français, de Dordogne plus exactement). Il travaille pour le Département de la faune et des parcs du Montana.

Bien sûr, l’auteur prend la précaution de nous expliquer que cette histoire est une fiction.

Cependant, l’amour que Michael Dupuis (et certainement l’auteur) voue aux couguars, nous vaut de merveilleux passages relatifs à ce félin, et à la biodiversité dans ce coin du Montana.
Son ascendance indienne est également matière à nous faire partager les coutumes de ce peuple et sa symbiose avec la nature.

L’héroïne, Julie, écologiste française, est venue défendre son projet de création de corridors pour les animaux, et en particulier pour le couguar. Son projet nous permet de comprendre l’impact des programmes immobiliers existants mais aussi futurs sur la vie du prédateur.
Pour faire capoter ce plan, un promoteur monte un complot pour attenter à sa vie, et dont l’arme est notre couguar.

Vous comprendrez, sans que j’en dise plus, où se situe la fiction, bien que malheureusement, la réalité parfois la dépasse L

J’ai adoré ce livre, pour tout ce que j’ai appris sur ces félins, le Montana, les Indiens, les problèmes posés par l’expansion de l’habitat, mais aussi pour son style fluide, dynamique et son suspens omni-présent.

J'ai bien aimé aussi la couverture !

L’avis de Jim Fergus, auteur de Mille femmes blanches et La fille sauvage :
Florian Rochat a écrit un polar d’une étonnante justesse sur l’Ouest américain d’aujourd’hui. Méticuleusement documenté et habité par de vrais personnages de chair et de sang, Cougar corridor est un livre poignant et magnifique sur le thème de l’affrontement entre l’espèce humaine et le monde animal sur une planète qui se rétrécit. Hautement recommandé.

Le SITE de l'auteur, avec en prime des vidéos concernant le couguar !

Livres de Malice a beaucoup aimé aussi.

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