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11 mai 2009

SI, SI, JE LIS ...

Patrick DELATTRE - Déclics

declicsDes véhicules luttent dans les embouteillages. Jules, photographe, observe et shoote au hasard: une Clio usée, les larmes de sa conductrice. Traquée, l’inconnue lui tend une enveloppe, promesse de quiproquo. Elle lui fixe rendez-vous; poursuivie, elle s’enfuit et disparaît. À cet instant, Jules ignore combien sa vie va changer. Projeté par la mystérieuse Agnès dans un incroyable imbroglio politico-financier, il découvrira qu’elle porte, depuis la disparition de son père, un lourd héritage. Meurtres, enlèvement, mensonges... pour Jules, tout ceci n’est qu’un prétexte ; l’essentiel réside dans la rencontre et la découverte d’un cœur jumeau...

L’auteur nous promène entre le polard et l’histoire d’amour. C’est plaisant, bien écrit, souvent teinté d’humour, et se lit très vite.

Dominique CONIL - En espérant la guerre

conilUn jour, ils ont tout quitté pour s'installer dans un vieux mas en pleine garrigue, dans l'arrière-pays nîmois. Pierre Livi et Anne Valetta. Qu'espéraient-ils ? S'éloigner du monde pour mieux l'observer, vivre seuls et affamés les saisons froides puis accueillir la faune variée qui les envahissait dès les beaux jours routards, délinquants, étudiants, militants, fainéants... Tous repartaient aux premiers vents d'automne. L'aventure s'est terminée par un braquage raté, Pierre Livi en cavale. Vingt ans après, un jeune journaliste qui rêve de couvrir les grands conflits internationaux est envoyé dans le Sud de la France pour revenir sur cette affaire. Anne Valetta est restée au mas, Pierre Livi n'a jamais reparu. Elle l'attend, ou fait tout comme, et n'a aucune envie de raconter son histoire. Hommage à la fidélité - celle qu'on doit à soi-même, à ceux qu'on aime et aux idéaux de jeunesse -, En espérant la guerre illustre l'engagement d'une vie sans défendre d'autre cause que celle de la liberté individuelle. A la fois âpre et tendre, sombre et plein d'espoir, ce premier roman très maîtrisé dans ses thèmes comme dans son écriture est porté par la voix d'un inoubliable personnage : la souveraine Anne Valetta, droite, debout sous sa carapace, nourrie par l'obstination - la résignation peut attendre.

C’est un très bon et très beau livre, très difficile à lire (pour moi).
Ce style, où l’on doit régulièrement relire des phrases pour en comprendre le sens ; où l’auteur passe d’un personnage à un autre sans nous prévenir (hormis les interventions d’Anne Valetta en italique), me déroute.
C’est un récit difficile, dur, comme l’histoire, comme la vie en pleine garrigue.

Posté par Marifran à 10:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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