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11 janvier 2011

ENCORE UNE HISTOIRE DE FEMMES, ET J'AIME BIEN !

La pluie, avant qu'elle tombe - Jonathan COE

lapluiePrésentation de l’éditeur : Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S'appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd'hui, l'histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l'enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à ces existences ? Tout Jonathan Coe est là : la virtuosité de la construction, le don d'inscrire l'intime dans l'Histoire, l'obsession des coïncidences et des échos qui font osciller nos vies entre hasard et destin. Et s'il délaisse cette fois le masque de la comédie, il nous offre du même coup son roman le plus grave, le plus poignant, le plus abouti.

La plupart des thèmes qui me sont chers sont réunis dans cette saga : les secrets de famille, les relations parents-enfants, ici mères-filles, les héritages psychologiques, les répétitions familiales.

La manière de traiter l’histoire est une trouvaille (déjà employée paraît-il), utilisée d’une manière très subtile par l’auteur, ou plutôt par Rosamond, qui enregistre ses révélations sur une cassette.

Commençant par décrire les paysages, les édifices, l’organisation des intérieurs, l’agencement des personnages pour chaque photo, subrepticement, elle dirige l’attention de Gill et de ses filles (et donc du lecteur) vers les faits et les situations marquants qui vont étayer son raisonnement, et les conduire à découvrir l’objet de cette confession : « Ce que je veux te laisser par-dessus tout, Imogen, c’est la conscience de ton histoire, de ton identité ; la conscience de tes origines, et des forces qui t’ont façonnée. »

L’habileté de Jonathan Coe est telle, qu’après avoir parcouru quelques paragraphes qui présentent chaque photographie, le lecteur, rapidement plongé dans la suite de l’histoire, ne s’aperçoit que ce récit est rythmé par la présentation des clichés qu’au chapitre suivant.

Les « lieux magiques » chers à Rosamond, deviennent sous la plume de l’auteur, magiques également pour le lecteur.

L’analyse des personnages est explorée avec sensibilité, pudeur, réalisme.

Le suspens est omniprésent.

Un seul « bémol » : à vouloir essayer de démontrer les coïncidences ou les répétitions qui relient ces femmes, l’auteur nous propose une fin que je trouve incohérente, voire bâclée. Le reste de l’histoire suffit à argumenter son questionnement.

Je lui attribue malgré tout un coup de cœur, la discussion qui aura lieu lors de mon club de lecture me permettra peut-être de ressentir la fin d’une autre manièreJ 

Coup de coeur pour Dasola et Hathaway, Sentinelle a beaucoup aimé, roman magnifique pour Lilly.

Posté par Marifran à 22:52 - Commentaires [5] - Permalien [#]
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Commentaires

    Un coup de coeur pour moi aussi, une histoire que j'avais trouvé touchante et prenante. Un très beau souvenir de lecture !

    Posté par Hathaway, 12 janvier 2011 à 09:54
  • @ Hathaway : j'étais passée à côté de ton commentaire que je viens de lire, et qui me conforte dans ma déception relative à la fin du roman.

    Posté par Meria, 12 janvier 2011 à 13:53
  • D'accord avec tous le commentaire sauf, EVIDEMENT, pour la fin, plus qu'une réussite !!!

    Posté par Guy Peslier, 18 janvier 2011 à 00:23
  • @ Guy : on s'expliquera samedi

    Posté par Meria, 18 janvier 2011 à 09:05
  • Bonjour Meria, merci pour le lien. J'ai en effet beaucoup aimé ce beau roman qui se lit très bien et qui m'a touchée. La conclusion n'est pas mal amenée. Bonnes soirée.

    Posté par dasola, 25 janvier 2011 à 17:21

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